Pour se faire une idée de l'Agenda 21

Publié le par Ensemble pour Vailhauquès

Présentation d’une démarche qualité de vie durable.

 

Le développement durable, s’appuie sur la rencontre entre trois domaines, l’économique, le social et l’environnemental autour d’une méthode, la gouvernance.

 

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On comprendra donc la transversalité de cette logique et l’intérêt qu’elle peut présenter pour une commune.

En effet l’application de cette logique peut se décliner dans un pacte écologique local qui doit permettre de relever plusieurs défis qui menacent aujourd’hui notre environnement et par le fait notre qualité de vie.

En premier lieu, le défi le plus médiatisé est le défi climatique, avec nos consommations énergétiques notamment qui rejettent dans l’atmosphère des gaz à effet de serre responsables du réchauffement climatique aujourd’hui démontré et admis par la communauté scientifique mondiale. 

Le deuxième défi est celui de la préservation du vivant, par le maintien de la biodiversité aujourd’hui menacé. Une grande part de notre qualité de vie vient de «l’exploitation du vivant » et cette biodiversité est nécessaire à notre propre épanouissement. 

Le troisième défi concerne les problématiques sanitaires avec des modes de production et de consommation qui émettent de nombreux polluants, que ce soient des pesticides, produits chimiques, produits allergènes, ou encore des déchets. 

Sur tous ces points, la commune peut intervenir dans la gestion et l’aménagement de son territoire, dans la formation de son personnel, dans l’exploitation de son patrimoine, dans ses investissements ou simplement dans les actions de sensibilisation et d’information auprès des administrés.

 

AGENDA 21

 
Pour cela les collectivités disposent d’un cadre d’action subventionné et encadré, l’Agenda 21. Issu du sommet de la terre de 1992 à Rio, signé par 173 pays, ce programme d’action invite notamment les collectivités territoriales à mettre en œuvre localement, une démarche de développement durable impliquant les acteurs locaux et les habitants. 

Cet Agenda se décline comme un processus visant à établir, de manière participative, un diagnostic du territoire portant sur les trois volets du développement durable, donc l’économie, le social et l’environnement, intégrant les perceptions et les attentes des habitants.

Il se décline également comme un document opérationnel avec un projet qui se précise en un plan d’actions prioritaires incluant des objectifs, des moyens à mettre en œuvre et des outils d’évaluation.

 

PLAN CLIMAT TERRITORIAL

 

L’un des éléments qui peut être établi suite à la mise un œuvre d’un agenda 21 est un plan climat territorial indiquant les différentes mesures à adopter dans le temps pour réduire les consommations énergétiques et l’émission de gaz à effet de serre de la collectivité. La France s’est en effet engagé à réduire par 4, d’ici 2050, ses émissions à effet de serre. Avant de demander cet effort aux particulier, il nous apparaît indispensable que la collectivité montre l’exemple et sensibilise les habitants de son territoire à ces enjeux essentiels.

 

BILAN CARBONNE

 Au-delà du plan climat territorial un bilan Carbonne peut être établi (méthode développée par l’ADEME en 2005 et mise à jour en 2007) qui permet de mesurer l’impact global d’une collectivité en matière d’émission de gaz à effet de serre. Plus concrètement, cela apporte un aide précieuse pour déterminer quels sont les investissements les plus efficaces à engager pour réduire ces émissions.

Les actions concrète sont nombreuses et doivent se préciser lors de la mise en place d’un Agenda 21. 

Elles peuvent concerner les points suivant : 


Une méthode, la gouvernance
 

 Informer, former, sensibiliser, et éduquer à l’environnement

  • Sensibilisation des citoyens (éco-citoyenneté, rubrique environnement dans le journal municipal par exemple)
  • Information des citoyens sur les bonnes pratiques environnementales et les différentes aides pour des investissements (relais d’initiatives locales, point d’information)
  • Formation du personnel municipal
  • Education des enfants (public scolaire notamment, compétence municipale)
  • Relais locaux d’événement nationaux (journée internationale de l’eau, semaine du développement durable…etc.)
  • Eco-investissements participatifs (participation de citoyens à certains investissements via par exemple des systèmes d’épargnes)  

 
Une démocratie participative en complément d’une démocratie représentative.

  • Association des citoyens aux débats publics (ateliers agenda 21)
  • Ambassadeurs éco-citoyens
  • Conseil municipal des jeunes
 

Une urbanisation durable

 
 Maîtrise de l’urbanisation

  • Lutte contre l’étalement urbain
  • Densification des lieux de centralité
  • Lutte contre l’artificialisation des sols

  Plans de déplacements

67 %  de la consommation de produits pétroliers en France et 26 % des émissions de gaz à effet de serre.

  • Mise en place d’un plan de déplacement urbain (PDU).
  • Ramassage scolaire pédestre (Carapattes
  • Création de liaisons piétonnes et cyclables
  • Amélioration de la circulation automobile.

Quartiers verts et coulées vertes

 

  • Entretien biologique des espaces vert
  • Quartiers verts (Respect de normes HQE, préservation de la biodiversité…)
  • Choix d’essences non-allergènes et locales demandant peu d’eau ou d’entretien 

 

Préservation de la biodiversité 

  • Limitation de l’imperméabilisation des sols
  • Protection des espaces naturels (classements EBC, achat de foncier préservé)
  • Inventaire de la biodiversité 

Protection des nappes et cours d’eaux

Cette question est particulièrement sensible. L’Hérault est localisé en zone rouge par rapport à la disparition de la biodiversité (risque élevé) sur les cartes du GIEC (Groupement International d’étude sur l’Evolution du Climat), en raison de la raréfaction très rapide des ressources en eau. 

  • Arrêtés municipaux limitant les arrosages
  • Lutte contre les fuites dans les réseaux
  • Anticipation des évolutions et respect des normes en matière d’assainissement
  •  Récupération des eaux de pluie (engagement sur les bâtiments communaux, incitation des particuliers)
  • Campagnes de nettoyage des cours d’eau 

Eclairages publics, optimisé 

  • Choix de systèmes économiques (lampadaires à Leds 10 fois plus performants que des lampadaires classiques, projet européen Numelite)
  • Optimisation des emplacements (éviter les lampadaires inutiles et choisir les emplacements les plus stratégiques afin de limiter leur nombre)
  • Optimisation des durées de fonctionnement (respect de l’alternance jours nuits, capteurs de présence sur certaines zones…)
  • Choisir une alimentation en énergie renouvelable
     

Une habitation eco-performante

 Constructions passives et économes, donner l’exemple 

  • Engagement de la commune à construire des bâtiments économes en ressources (labels HQE, effinergie, minergie…)
  • Réalisation d’un bilan énergétique des bâtiments communaux (DPE imposé par la loi)
  • Réhabilitation des bâtiments les plus consommateurs 

Energies renouvelables, choisir 

  • Equiper les équipements communaux d’énergies renouvelables
  • Choix d’acheter aux fournisseurs de l’électricité « renouvelable » (incitation des citoyens à en faire autant)
  • Incitation des foyers à se tourner vers des énergies renouvelables 

Constructions écologiques, prioriser et encourager 

  • Encouragement à l’éco-construction (autorisations de permis de construire, réglementation PLU…etc.)
  • Information des citoyens sur les aides, crédits d’impôts et financements (partenariat dans le cadre des certificats d’économie avec les fournisseurs d’énergie)

 

Les déchets sont une ressource
 

1 kg de déchet par jours par habitant ! 

  • Encourager le compostage (distribution publique de composteurs)
  • Système de pesée embarquée des déchets (exemples de réductions de 25 % de la quantité de déchets)
  • Campagnes régulières d’information pour la réduction des déchets et le respect du tri sélectif
  • Envisager la création de filière locale de traitement et de mise en valeur (avec le communauté de commune)

 

ECONOMIE SOLIDAIRE ET ECOLOGIQUE
 
Eco-gestion et achat responsable, un choix de gestion communal

  • Maîtrise des consommations et achats d’énergie et d’eau (engagement communal de réduire ses factures)
  • Intégration de critères environnementaux dans les marchés publics de fourniture
  • Soutien du plan national pour des achats publics durables 

Les emplois verts et l’économie solidaire, des gisements d’emploi durables

  • Mise en place de chantiers d’insertion
  • Encouragement au développement de filières économiques liées à l’environnement (ZA de Bel air)
  • Développement des emplois verts
  • Aide au retour à l’emploi
  • Jumelages sur le principe d’un co-développement durable


Nourriture et agriculture durable

Approvisionnement local et paysannerie vivante 

  • Mise en place d’un marché paysans
  • Préservation des espaces agricoles et soutien à l’installation d’agriculteurs (notamment suite aux déprises de la vigne, contact avec l’association des semencier par exemple pour développer de nouvelles cultures agricoles locales)
  • Encouragement des cultures maraîchères 

Des produits de qualités pour l’alimentation, un choix indispensable pour les écoles 

  • Approvisionnement local
  • Encouragement à l’utilisation de produits issus de l’agriculture biologique, raisonnée ou éthique (1 fois par semaine, proposition du grenelle), voire création d’une filière bio.
  • Respect de la saisonnalité des produits
  • Information sur la santé et la relation santé-environnement-mode de vie

Voilà une liste non exhaustive de thèmes et d’actions concrètes qui pourraient être engagées dans le cadre d’une réflexion sur un Agenda 21. Evidemment, même si c’est tentant, il n’est pas question de tout envisager (a moins de vouloir se faire très peur et de plomber le budget municipal), mais d’ouvrir le débat sur toutes ces questions lors de la prochaine mandature.

Vailhauquès peut devenir un exemple de mise en application d’un Agenda 21 à l’échelle d’une commune. Nous pouvons nous engager à respecter avant 2020, l’engagement national d’application du facteur 4 (réduction par 4 des émissions de gaz à effet de serre).

Cette démarche est d’autant plus pertinente que la zone de Bel air est orienté vers les technologies de l’environnement et l’alimentation biologique. 

Au-delà de la prise en compte d’enjeux essentiels pour l’humanité, c’est aussi la qualité de vie des citoyens de la commune que nous souhaitons préserver, voire améliorer durablement.

Nous voulons présenter l’image d’une commune en pointe en matière de respect de l’environnement, dans laquelle il fait bon vivre, et qui maîtrise son développement en répondant aux problématiques sociales.

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Publié dans Développement Durable

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